Perspectives
Le Conseil d’Administration estime néanmoins qu’il y a lieu de ne pas dissoudre la Société et de
poursuivre son activité.
En effet, les mesures prises en 2009 et 2010 permettent à la valeur ajoutée de représenter 29,3% des
ventes, ce qui est le niveau le plus élevé des cinq dernières années après 2009 (année exceptionnelle
du fait de la PRJ).
Les mesures 2011 et qui auront effet en 2012 concernent 3 postes salariaux majeurs représentant
ensemble une masse salariale de 225 k€. Il a été constaté que ces départs ont été bien maîtrisés, les
clients récupérés, et que leur impact sur les ventes est nul. Il s'agit donc d'une diminution indolore de
31% de la masse salariale dès le 01/01/2012. L'espace disponible au siège de St Niklaas a été divisé
par deux, ce qui génère une économie de 25 k en base annuelle et diverses économies
supplémentaires sur les biens et services ont été actées à hauteur de 50 k€. Soit un gain de coûts de
300 k€ 2012 par rapport à 2011.
Par ailleurs, depuis le 1er avril 2012, Derouck est distribuée en France, ce qui n'avait encore jamais
été le cas, cette nouvelle zone de chalandise devant améliorer d'au moins 10% les ventes Retail. Et
au 30/04/2012, le facturé ou en carnet de commande en B2B est équivalent à celui de 2011.
Enfin, il a été décidé de licencier 5 personnes supplémentaires fin mai 2012 avec, pour partie,
prestations. Ces départs auront un impact principalement sur les comptes en 2013 estimé à 170 k€/
an, l'économie 2012 étant de l'ordre de 50 k€. L'équipe sera alors composée de 9 salariés dont 3
commerciaux, 4 production et 2 administratifs.
Le Conseil d’administration de la Société estime dès lors que de façon endogène il pourrait parvenir à
l'équilibre de son EBITDA fin 2012, à niveau de ventes équivalent à celui de 2011 avec une diminution
durable de ses frais de fonctionnement de 350 k€ en 2012, 470 k€ les années suivantes. Sous
réserve des hypothèses ci-avant, le cash flow généré devrait donc s'avérer légèrement positif en 2012
et de près de 120 k€ (12% des ventes) les années suivantes.
Toutefois, s'ajoute à l'équilibre opérationnel le besoin de couvrir les dettes issues du passé. Et
notamment les exigibles à très court terme envers certains créanciers à hauteur de 175 k€. Le Conseil
du 31 mai 2012 sollicite donc de l'Assemblée Générale des actionnaires de modifier les statuts en
permettant au Conseil de procéder à une augmentation de capital urgente en cas de besoin urgent,
cela au moyen de la procédure de capital autorisé, seule susceptible de permettre une augmentation
de capital succédant immédiatement au vote de la continuité dans un délai très rapide après le vote
de continuité. En effet, autrement, la convocation d'une seconde Assemblée Générale Extraordinaire
reporterait de plusieurs semaines la décision.
Cette augmentation de capital qui suivra le vote de continuité et sera décidé par le Conseil
d'Administration aura pour objectif :
1. de satisfaire aux besoins futurs de la Société de financement à court terme ;
2. de rassurer les marchés, et notamment les partenaires financiers, sur la volonté des
actionnaires actuels de soutenir la Société ;
Etabli en séance du Conseil d’administration du 31 mai 2012 .